TRUMP OU LA PRESIDENCE COW-BOY
- FD SUD C&S

- il y a 7 jours
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Le 4 janvier 2026
Ce que donne à voir l’intervention états-unienne d’hier au Venezuela et la conférence de presse de Trump qui a suivi n’est pas une provocation isolée, ni une énième outrance de l’intéressé, c’est l’expression décomplexée d’un capitalisme arrivé à son stade suprême où la domination s’assume désormais sans masque. Quand des chefs d’Etat parlent comme ceux d’un cartel, ce n’est pas une dérive personnelle, c’est la traduction politique des intérêts du Capital.
Lénine l’analysait il y a plus d’un siècle : " Plus le capitalisme est développé, plus se fait sentir la pénurie de matières premières, plus la concurrence et la chasse aux sources de matières premières s’aiguisent dans le monde entier, plus acharnée devient la lutte pour l’acquisition des colonies. " Nous avons aujourd’hui la confirmation que la guerre économique appelle la guerre tout court et ce sont toujours les travailleurs/euses et les peuples qui en paient le prix.
Derrière cette superproduction digne d’Hollywood, il y a un objectif bien concret : le pillage des ressources naturelles d’un pays qui participera ainsi à l’effondrement de notre biosphère. Les mêmes logiques qui justifient l’exploitation accrue dans les entreprises servent à légitimer l’impérialisme à l’échelle mondiale et il n’est pas certain que le peuple vénézuélien s’enthousiasme de passer du régime du tyran Maduro à celui des pétrodollars.
Le capitalisme en crise n’a plus rien à offrir sinon la violence, la mise en concurrence généralisée et le recul des droits et des libertés politiques : quand un système ne peut plus promettre le progrès, il s’impose par la force ; quand il ne peut plus convaincre, il use de la contrainte.
Face à cette situation, le syndicalisme de lutte a une responsabilité : refuser la cogestion et l’alignement sur les intérêts du Capital. Notre camp est celui du monde du travail et des peuples dominés, de l’Ukraine à l’Iran en passant par la Palestine ; la solidarité internationale n’est pas un supplément d’âme, c’est une nécessité. Notre réponse passe par la lutte collective, la défense des services publics et le partage des richesses.
En 2026, contre leur monde de prédation, nous en opposerons un autre fondé sur les droits, l’égalité et l’émancipation.









