L’ECHO DES ENTREPOTS N°2
- FD SUD C&S
- il y a 4 heures
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AVRIL 2026
Négociation Annuelle Obligatoire : quelle cohérence syndicale ?
Le mois dernier a été signé un accord sur la rémunération à Amazon France Logistique et un autre à Transport, qui se ressemblent pourtant comme deux gouttes d'eau : à quoi bon alors avoir négocié ses deux accord séparément ?
Pire, à la logistique, il est signé par la CAT, la CGC, FO et l'UNSA et, au transport, par la CFDT et FO ce qui n'est pas sans nous questionner vis-à-vis de la politique suivie par les organisations représentatives dans les deux entreprises : c'est ainsi le cas pour la CFDT et la CGC qui disent oui dans l’une et non dans l’autre...
On peut cependant saluer la constance de FO qui signe dans les deux mais quand on sait que c'est pour seulement 1,8 % d'augmentation générale pour la majeure partie du personnel là où la hausse des prix cette année est prévue entre 2,5 et 3,3 %, on appréciera.
Et même si le salaire minimum d'embauche passe à 2.047 euros brut, il se rapproche davantage chaque année du SMIC dont le montant actuel est de 1.823 euros.
Aussi, pour ce qui est de Solidaires, nous nous félicitons qu’aucun accord n’a été signé nul part.
Nous le disons donc solennellement : tant qu'il n'y aura pas de position cohérente entre syndicats de chacun comme des deux périmètres, il ne faudra pas s'étonner d’un tel résultat !
Jean qui rit, Jean qui pleure
Le Tribunal de proximité d'Evry a renvoyé, le 20 mars dernier, au 19 juin prochain la contestation par Amazon France Logistique des Représentants de Sections Syndicale respectifs de notre fédération et de Solidaires, l'Union étant à la peine pour démontrer la présence d'au moins deux adhérent-es à jour de cotisation dans cet établissement.
Cela n'est guère surprenant alors que sa tête de liste est un caméléon syndical, arborant tantôt les couleurs du SAT, de l'USAP ou de Solidaires.

Le 28 janvier 2026, la Cour de cassation, saisie elle par Solidaires et en concordance avec son arrêt du 4 juin 2025, a cependant cassé le jugement du 13 mai 2024 écartant sa liste de candidat-es à l'élection CSE de juin 2024 au profit de celle fédérale.
Pourtant, la commission juridique de l'Union, lors de sa réunion du 4 mars dernier, déclarait que " Le problème est qu’il y a eu une autre élection valide depuis, donc on ne peut normalement plus faire invalider ", la saisine du Tribunal de renvoi n'étant pas automatique : comprenne qui pourra !
