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1er Mai : ce n'est qu'un début, continuons le combat !

Dernière mise à jour : il y a 3 heures

Le 4 mai 2026


Vendredi dernier, nous étions près de 300.000 à défiler dans de nombreuses villes, dont plus de 50.000 sur Paris où nous avons tenu un point fixe avec des ex-grévistes CGT et SUD du magasin Biocoop de place des Fêtes, pour le progrès social et, en particulier, signifier notre attachement au seul jour férié, chômé et payé de notre calendrier qu'est le 1er Mai et ce depuis 1947.


Or, selon leur syndicat patronal, 70 % des boulangeries ont ouvert ce jour-là, un grand nombre en employant illégalement du personnel, peu importe l'application éventuelle des conditions de volontariat et de doublement du salaire visées par le Premier ministre, comme le Conseil d’État, saisi par nos soins, l'a rappelé dans son ordonnance rendue le 30 avril et dont nous attendons toujours la publication sur son site.


Ce rappel à l'ordre aura cependant permis in extremis aux inspecteurs/trices du travail de ne pas voir leurs contrôles bridés et, espérons-le, à la justice demain de faire son travail de sanction de violation de la loi.


Cependant, en allant ostensiblement acheter son pain et son muguet, imité en cela par d'autres présidentiables qui promettent du sang, de la sueur et des larmes au monde du travail en 2027, Lecornu a adressé un bras d'honneur au monde aux travailleurs/euses et à leurs syndicats.



Le jour d'après


Contrairement à l'intersyndicale nationale, ni à ses composantes dont notre propre union , qui n'ont pas trouvé bon non seulement d'ester en justice mais de condamner à cette heure, à l'exception de la CFDT, une telle provocation de sa part, nous n'attendrons pas sagement l'examen du projet de loi, prévu d'ici le 1er mai 2027, et supposé la changer pour de bon.


C'est, plus qu'une énième attaque anti-ouvrière de la part de son gouvernement, une atteinte préoccupante à l’État de droit qui a eu lieu sous nos yeux : pas besoin l’éventuelle arrivée au pouvoir de l'union des droites l'an prochain pour cela ! Ainsi, verra-t-on demain, pour satisfaire des automobilistes pressés, le Premier ministre décréter que les contrôles routiers sont neutralisés le temps que la loi modifie la vitesse maximale permise sur la route ?


C'est pourquoi, outre exhorter le Conseil d'examiner rapidement notre recours au fond, nous lui adressons une demande indemnitaire préalable en raison de l'atteinte à l'intérêt des professions que nous représentons.


Nous défendrons mordicus le 1er Mai !



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