Samedi prochain, le suivant puis le 5 novembre : faisons basculer la situation !
Les mobilisations des 8 et 13 octobre, à l'initiative de la jeunesse, et son extension diffuse puis désormais rapide à d'autres couches de la société le 17 octobre dernier constituent un tournant et renvoient à la longue et riche histoire de notre pays, où social et politique s'entremêlent, qui en fait une référence mondiale alors que des peuples d'autres pays d'Europe se lèvent à leur tour.
Elle s'est accompagnée d'excès de la part d'une minorité de participant-es, symptômes d'une société vermoulue, qui ne doivent ne doivent pas faire oublier que les casseurs sont aussi au gouvernement.
Sa réponse aux revendications légitimes de la jeunesse, qui s'expriment depuis maintenant un mois, puis désormais de centaines de milliers de travailleurs face à la vie chère ? Une fuite en avant autoritaire à coups d'arrestations en nombre record, de mutilations de manifestant-es pacifiques, de couvre-feux et autres interdiction de manifestations ainsi que la stigmatisation, qui ne trompe personne, de la principale force politique d'opposition du pays.
Cela ne peut pas durer : nous sentons bien que si nous tirons plus fortement, en étant plus nombreux, la situation peut basculer en faveur de notre camp social et nous permettre ainsi de reprendre tout ce que les casseurs du haut se sont accaparés depuis maintenant dix ans.
A l'unisson de la grande centrale ouvrière, la CGT, qui appelle de manière inédite à généraliser la grève à partir de la journée intersyndicale du 5 novembre prochain, et de notre Union syndicale Solidaires, nous couvrons, par le présent appel à la grève, les salarié-es de notre secteur d'activité qui souhaiteraient rejoindre les manifestations des samedi 24 et 31 octobre et les appelons à participer en masse à la journée du jeudi 5 novembre.
Nous lançons à cet effet une caisse de solidarité pour permettre à tous ceux et toutes celles qui travaillent dans les magasins, les entrepôts et la livraison, alimentaire comme non-alimentaire, d'exprimer pacifiquement mais résolument leurs attentes et de concourir ainsi à l'effort de millions d'autres travailleurs et travailleuses, lycéen-es et étudiant-es pour ébranler le patronat et ses laquais.





