top of page

Les casseurs sont aussi au gouvernement !

il y a 11 minutes
2 min de lecture

Le 18 octobre 2026


Suite à la journée de mobilisation d'hier qui visait, dans la lignée de celle des Gilets Jaunes, la question du pouvoir d'achat puis à réaffirmer les revendications du mouvement lycéen, démarré en septembre dernier, c'est l'effarement qui domine après le pillage de centaines de magasins dans plusieurs grandes villes.


Nous pensons plus particulièrement aux salarié-es des commerces concernés, en particulier à nos collègues de Burberry, de Monoprix ou de Nocibé où nous sommes implantés syndicalement, qui travaillaient hier et sont légitimement effrayés par ce qu'iels ont vécu ce samedi ainsi qu'à l'appréhension de celles et ceux qui reprendront leur poste de travail ce lundi.


Nous rappelons que, outre l'inscription du droit de retrait dans le Code du travail, il est de la responsabilité des employeurs concernés de faire appel au dispositif de chômage technique plutôt que d'user de réaffections temporaires pour les salarié-es des établissements les plus endommagés.


Ces destructions sont aussi le résultat d'un pouvoir qui non seulement nie mais réprime, depuis dix ans maintenant, les attentes vitales comme démocratiques de millions d'entre nous en déléguant aux forces de l'ordre la réponse à des questions éminemment politiques : pourtant, sans justice sociale, pas de paix !


User de son droit à manifester dans notre pays, c'est désormais risquer de perdre un œil, une main ou la bouche ce qui est inacceptable comme de s'en prendre au bien d'autrui.


La meilleure réponse aux rodomontades de Macron ce soir à la télévision, c'est d'être encore plus nombreux en grève et en manifestation le 5 novembre prochain, à l'appel d'une large intersyndicale, et, d'ici là, de continuer à se solidariser avec les initiatives de la jeunesse.


Le premier responsable du chaos, c'est lui : et si on discutait, là où les lycéen-nes, après avoir repris la Bastille le 8 octobre dernier puis marcher sur Matignon le 13 octobre et surtout redonner a toutes et tous l'espoir qu'un autre monde est possible, d'une montée nationale sur Paris qui mettrait le budget ultra-austéritaire à venir en échec mais, plus largement, poserait la question d'une autre société sans attendre encore pire que lui et que celle-ci dans six mois avec l'élection présidentielle ?



bottom of page