L’ECHO DES ENTREPOTS
- FD SUD C&S

- il y a 7 heures
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FEVRIER 2026
TRANSPORT : APPEL A CANDIDATURE
D'ici la fin de l’année doivent avoir lieu l’élection des CSE dans les différents périmètres d’AFT. Fort du travail syndical entrepris depuis 2021 suite à la crise du Covid, gérée d’une main de maître par notre Fédération qui aura contribué à préserver la santé et la sécurité de milliers de travailleurs/euses d’Amazon et de leurs proches, du travail récompensé par l’acquisition de la représentativité syndicale lors du précédent scrutin de 2022 et de notre expansion depuis sur d’autres sites, les membres de notre syndicat seront présents à cette échéance capitale.
Là où d’autres délégué-es se consacrent avant tout au temps passé en réunion avec l’employeur ou, pire, se complaisent dans des postures y compris en notre nom, les nôtres se caractérisent par leurs actions au quotidien en vue de faire respecter vos droits mais aussi par d’autres d’ampleur : c'est grâce à nous que la société a appliqué, l'an dernier, la législation relative à l'acquisition des congés payés pendant un arrêt maladie et notre appel à la grève, en 2023, a permis d'unifier les primes avec Logistique et de peser, en 2025, sur la négociation salariale.
Nous commençons à constituer nos listes, contactez-nous si vous voulez les rejoindre :
► AMZL Centre/Ile-de-France : Ruben Ezinge (DWV1) 07 53 48 94 44
► AMZL Nord : Yanhice Séverin (DNC1) 07 68 93 88 64
► AMZL Sud : Tibass Kangu (ORY8) 0753 41 11 49 ► ATS : Cathy Laderière (LIL8) 06 22 50 78 76, Hocine Ghebache (LYS8) 07 81 41 63 34 et Joël Guerel Bayle (ORY8) 06 99 97 24 42
LOGISTIQUE : BEAUCOUP DE BRUIT POUR RIEN
Le 30 décembre 2025, le Tribunal Judiciaire d'Evry, saisi par l'Union des Syndicats Anti-Précarité d'une énième contestation de l'élection du CSE de Brétigny, l’a rejeté.
Il a considéré que ce syndicat ne démontrait pas sa représentativité faute de satisfaire au critère de transparence financière prévu par le Code du travail et l'a condamné à indemniser, outre AFL, le nôtre ainsi que la CGT et FO, également parties au litige.
Nous avons pour notre part dénoncé le fait que la moitié de ses candidat-es l’était déjà sur la liste Solidaires, écartée par la justice du scrutin de juin 2025 : cela n'est guère surprenant alors que sa tête de liste est une caméléon syndical arborant tantôt les couleurs de cette organisation, du Syndicat Autonome des Travailleurs ou de l'USAP...
Le 28 janvier dernier, la Cour de cassation, saisie par Solidaires en 2024, a cependant annulé pour un motif de pure forme le jugement en question, enjoignant à un nouveau Tribunal de réexaminer ce point dans plusieurs mois.
Ses disciples et lui ne perdent pas le Nord et veulent faire croire à l’organisation imminente d’une nouvelle élection − ce serait alors la troisième depuis 2023 sur le site − à laquelle iels pourraient concourir, l'important à leurs yeux étant de pouvoir venir travailler le moins possible tout en cherchant à vous endormir avec des mots ronflants dans des vidéos hautes en couleurs.
Le même jour, la Cour a fait droit à notre pourvoi en cassant le jugement de février 2024 annulant la désignation de notre Représentante de Section Syndicale à Senlis suite à la désignation concurrente de Solidaires : mal lui en pris et lui en prendra de nouveau alors qu’elle a fait de même, en novembre dernier, à Brétigny avec la girouette susvisée !
AMAZON versus CNIL, UN POINT PARTOUT
Le 23 décembre 2025, le Conseil d’Etat a confirmé la condamnation d'Amazon France Logistique à une amende administrative de 32 millions d'euros que lui a délivré, en 2023, la Commission Nationale de l'Informatique et des Libertés.
Cette sanction, qui fait suite à une inspection intervenue en 2019, était motivée par la violation du Règlement Général sur la Protection des Données, adoptée au niveau européen en 2016.
En effet, la finalité du traitement des trois indicateurs d'activité suivants était décriée ainsi que la durée de conservation des données qui en émanent : “ stow machine gun ”, “ idele time ” et “ temps de latence ”.
La plus haute juridiction administrative du pays fait droit aux demandes de la société en considérant qu'il est licite pour elle de suivre, de manière proportionnée, l'activité de ses salarié-es munis d'un scanner portatif.
Elle consacre cependant le fait que la durée de conservation des données doit être limitée dans le temps et revoit en conséquence la sanction, divisant quasiment par deux le montant de l'amende reçue.
La solution de cet arrêt peut être utile aux salarié-es qui feraient l'objet d'une procédure disciplinaire sur cette base ainsi qu'aux délégué-es qui les assistent : il y a lieu de vérifier si le délai de conservation des données invoquées à l'appui d’une telle sanction est justifié, délai qui en tout état de cause ne peut dépasser celui de 2 mois fixé par l'article L. 1332-4 du Code du travail qui interdit lui toute sanction passée cette durée.








