1er Mai : Lecornu pris les doigts dans le pot de confiture
- FD SUD C&S
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Le 30 avril 2026
Saisi dimanche dernier par notre syndicat suite au communiqué de presse du Premier ministre du 17 avril 2026 incitant de fait les boulangeries et les fleuristes à passer outre la loi en occupant des salarié-es ce 1er mai, le Conseil d’État, suite à l'audience en référé-suspension d'hier appuyé par plusieurs syndicats CGT et un groupe parlementaire de gauche, a rendu ce jour son ordonnance.

Un signal fort envoyé aux employeurs qui feraient le choix demain de bafouer l'ordre public social
Après le retrait par le gouvernement, la veille de l’audience, de son communiqué initial au profit d'un second au contenu édulcoré, le juge des référés considère qu'il n'y a plus lieu de statuer mais condamne pour autant l’État au profit de plusieurs des requérants, jugeant ainsi leur action bien-fondé.
Mieux, il réaffirme plusieurs principes :
- les dispositions législatives actuelles − et non celles qui découleraient du projet de loi présenté hier en Conseil des ministres − s'appliqueront bien demain,
- la liberté des inspecteurs du travail de procéder à des contrôles,
- celle du parquet d'engager des poursuites.
Une première étape réussie qui en appelle d'autres
Notre action a permis de rappeler le caractère universel de l'unique jour férié, chômé et payé de notre calendrier qu'est le 1er Mai, symbole international des luttes ouvrières.
Soyons le plus nombreux possible demain à manifester notre attachement à cette journée et renforçons les organisations syndicales à même de créer un rapport de force avec le patronat et les dirigeant-es politiques à son service.
L'examen, dans quelques mois, du recours déposé au fond ne manquera pas d’innerver le débat parlementaire à venir et à mettre davantage en lumière l'escamotage auquel le gouvernement, au mépris du principe de séparation des pouvoirs, a voulu se livrer ce vendredi.
Notre communiqué mis en page :
L'ordonnance du Conseil d'État :
